Canular, Fake news & CO…

Quel bonheur, ces réseaux sociaux qui nous permettent de recevoir l’info sans faire aucun effort, et de la partager avec nos contacts sans modération…  Mais attention ! Etes-vous certains, lorsque vous cliquez sur “j’aime” ou “transférer”, que ce n’est pas un canular, une intox, une rumeur, une fake news ?

Trop tard, vos émotions ont dépassé votre habituel sens du discernement. Emu, choqué, ou paniqué, vous avez cliqué sur “partager”, et vos “amis” vont allègrement partager à leur tour. Il faut dire que certaines fausses informations qui circulent semblent avoir été rédigées selon une stratégie de communication bien peaufinée, qui ne laisse place à la moindre circonspection.

Canular, Hoax, rumeurs

Vous avez sans doute déjà reçu via les réseaux sociaux ou par courrier électronique, une info de ce style :

Whatsapp va devenir payant. Si vous avez au moins 10 contacts, envoyez leur ce message. De cette manière, on constatera que vous êtes un utilisateur assidu et votre logo deviendra bleu… Sinon, Whatsapp activera la facturation…

Ou encore une photo d’un enfant en fauteuil roulant, avec en légende :

Un ami à l’école lui a dit que personne ne lui souhaiterait son anniversaire à cause de sa maladie : il a 11 ans aujourd’hui, s’il vous plait, ne passez pas cette page sans lui avoir écrit : “Joyeux Anniversaire”.

Ou encore, un autre message du style :

URGENT : Dites à tous les contacts de votre liste de ne pas accepter une vidéo intitulée “DANCE OF THE DAD”. C’est un virus qui formate votre téléphone portable. Faites attention, c’est très dangereux. Passez-le à votre liste car les gens l’ouvrent en pensant que c’est une blague. Il est diffusé à la radio aujourd’hui. Transmettez-les à tous ceux que vous pouvez.

Ce sont des “hoax” : des informations erronées ou périmées, qui traitent de sujets faisant généralement appel à la sensibilité des internautes, ou faisant des propositions alléchantes voire salvatrices.

Outre la perte de temps et le risque de passer pour un imbécile, notre sécurité et notre vie privée peuvent également être mises à mal.

Je ne traiterai pas ici des subtiles différences qui existent entre toutes ces pratiques de désinformation. Entre canular, rumeur, hoax et fake news, on peut vite se perdre et rester dans une espèce de flou artistique. Prenons par exemple le terme “fake news” : il est devenu populaire en 2016 car il a été employé à plusieurs reprises par Donald Trump lors de l’élection présidentielle aux Etats-Unis. En réalité ce n’est pas une nouveauté : c’est tout simplement une rumeur, qu’elle soit lancée de façon plus au moins “naïve”, ou qu’elle cache une conspiration…

Retenons simplement que toutes ces fausses informations sont nuisibles, point barre.

Elles peuvent être dommageables pour notre sécurité et/ou nos données personnelles lorsqu’elle contiennent un lien malveillant. Elles peuvent être dommageables pour notre crédibilité lorsqu’elles traitent de politique ou de société.

Qu’elles aient pour objectif d’influencer l’opinion du public, de générer du trafic vers un site web, d’arnaquer les internautes, nous devons contribuer à mettre à terme à leur propagation.

Mais comment savoir si c’est de l’info ou de l’intox ?

Un tuyau qui peut vous éviter de vous transformer en détective privé, de remonter à la source de l’information, d’analyser sa fiabilité, etc… : il existe une plateforme collaborative qui fait ce travail indispensable. Créée en l’an 2000, https://www.hoaxbuster.com fait la chasse au hoax sur le web francophone. La team des HoaxBuster traque la fausse information, effectue un travail de vérification, rédige et diffuse des articles. Si vous avez le moindre doute, n’hésitez pas à consulter leur site web, mais aussi à leur faire remonter des infos. Et vous pouvez aussi contribuer en rejoignant le réseau et en devenant vous-mêmes un HoaxBuster.

Mona Georgelin
27/02/2020